Une majorité des chantiers ouverts, mais pas aboutis. 

L'institut Thomas More, qui a créé un baromètre des réformes, attribue une moyenne de 9 sur 20 au chef de l'Etat. Certes, la crise est passée par là. Mais la maîtrise des dépenses publiques était déjà insuffisante avant la crise. Nombre de dossiers ont été abandonnés : plan banlieue, politique du logement... Ou peinent à être mis en oeuvre : Grenelle de l'environnement, hôpital, justice, université.

En réalité, Nicolas Sarkozy a du mal à ajuster le tir dans la mesure où il estime que le fossé qui s'est installé entre lui et l'opinion est injustifié.

Il en veut aux commentateurs, car il estime que son volontarisme a payé et que la France est un des pays qui s'en sort le mieux dans la crise. « Comparé à l'Allemagne, à la Grande-Bretagne, il n'y a pas photo », commente un proche.

Ghislaine Ottenheimer