jeudi 22 avril 2010

 
Le juge 

d'instruction souffle ses 200 bougies
Les membres de l'Association des magistrats instructeurs ont fêté  le 200e anniversaire de la naissance des juges d'instruction. Alors que le feuilleton de leur mort annoncée n'en finit pas.


Nicolas Sarkozy et François Fillon le 8 mai 
2009.

Un projet de loi sera présenté en mai au Conseil des ministres visant à une interdiction générale du port du voile intégral dans tout l'espace public et pas seulement dans les services publics,
a annoncé mercredi le porte-parole du gouvernement Luc Chatel.
Le président Nicolas Sarkozy a répété lors du Conseil des ministres que le voile intégral constituait une "atteinte à la dignité des femmes", a précisé Luc Chatel devant la presse.
Il s'agit de "ne pas laisser dériver le phénomène. Nous légiférons pour l'avenir, le port du voile intégral est le signe d'un repli communautaire et d'un rejet de nos valeurs", a ajouté le porte-parole, soulignant qu'il était porté en France par quelque 2.000 femmes.
Le choix d'un projet de loi comme véhicule législatif oblige à un passage devant le Conseil d'Etat, qui avait prévenu fin mars qu'une interdiction générale pourrait être contestée d'un point de vue juridique.
Le chef de file des députés UMP Jean-François Copé plaidait pour une proposition de loi, afin notamment d'accélérer le processus d'adoption du texte. En outre, une proposition de loi évitait le passage devant le Conseil d'Etat.
"L'important pour nous, c'était d'obtenir gain de cause sur le périmètre d'interdiction", a-t-on assuré dans l'entourage de M. Copé.
Ce dernier s'est félicité de l'arbitrage rendu par le président Sarkozy, mercredi matin lors du petit-déjeuner de la majorité à l'Elysée, rappelant "qu'à un moment, on avait pourtant tout l'orchestre contre nous!", a-t-on ajouté de même source.









Adieu veau, vache, cochon, couvée. Au moins pour un temps. Dominique de Villepin poursuit sa drôle de campagne à travers la France. Mais, après ses arrêts à la ferme en Bretagne, puis en Haute-Saône, pour s'enquérir des déboires des agriculteurs, changement de cap : le voilà, cette fois, parti à la rencontre des patrons de petites et moyennes entreprises, à Dijon, jeudi 22 avril.
Le "Villepin Tour", comme le surnomment les journalistes, ne connaît pas la crise. Lancé par sa relaxe lors du procès Clearstream, le 28 janvier, l'ancien premier ministre de Jacques Chirac prospère sur les difficultés de Nicolas Sarkozy. Il laisse flotter l'hypothèse de sa candidature en 2012, en incarnant une opposition radicale au chef de l'Etat, et sillonne le pays pour "écouter les Français".

Les écoles d'Haïti sonnent le rappel en offrant à manger



Du riz, quelques légumes et un peu de viande: l'assiette peut paraître frugale, mais pas aux yeux des élèves haïtiens. Pour sonner le rappel en cours et nourrir une population encore fragile, 550.000 repas sont offerts chaque jours dans les écoles du pays.
Il est 10H30 mercredi et une odeur de bouillon de volaille flotte sur l'école Rosalie Javoukey, située dans un quartier en ruine de Port-au-Prince.


Autour des grandes tables installées entre les tentes blanches de l'Unicef, à l'ombre du bâtiment de trois étages promis à la démolition, des femmes s'affairent à remplir des gamelles métalliques et en plastique.
A la place de la récréation qui a été supprimée, car "la cour est occupée par les tentes", remarque la directrice de l'établissement, la soeur Marie-Bernardette, c'est l'heure du repas gratuit.

A tour de rôle, les écolières âgées de 5 à 12 ans vont récupérer leur déjeuner qu'elles dégustent à leur pupitre, après avoir récité le bénédicité. Et "en silence", répète la maîtresse.
Les établissements scolaires ont rouvert officiellement le 6 avril dans la capitale dévastée par le séisme qui a fait au moins 220.000 morts, dont 1.350 enseignants et 38.000 élèves.
Mais 100 jours après la catastrophe, le pays est encore à genoux, et de nombreux enfants manquent à l'appel. Partis en province, décédés le 12 janvier, ou simplement gardés par leurs parents.
"Il est difficile de convaincre les parents de renvoyer leurs enfants à l'école, ils ont peur qu'il y ait un autre séisme et que l'école s'effondre", explique Alejandro Chicheri, porte-parole du Programme alimentaire mondial (PAM).
Cette peur habite les premiers intéressés: "Je ne me sens pas à l'aise à l'école. Je sais qu'il va y avoir encore des événements naturels, par exemple un tremblement de terre...", avoue Valencia Démostène, 12 ans.
Ainsi, l'école Rosalie Javoukey accueille désormais 400 élèves, soit 200 de moins qu'avant la catastrophe.
Et pour encourager les petits Haïtiens à reprendre le chemin de l'école, le PAM s'est lancé dans un vaste plan de distribution de nourriture dans les établissements scolaires d'Haïti, pays où 500.000 enfants ne sont pas scolarisés, soit 25% d'entre eux.
Déjà, quelque 550.000 élèves reçoivent chaque jour à manger. Ils seront 800.000 dans les prochaines semaines.
"On essaie de faire revenir à l'école le plus d'enfants possibles, ça leur permet un retour à la réalité et ça permet de sauver leur année scolaire. Et ça aide les parents qui luttent pour trouver du travail et ramener de l'argent à la maison", note M. Chicheri.
Et pour les écolières de ce quartier très défavorisé, ce repas est une providence.
"Il y a des parents qui n'ont rien à donner à manger à leurs enfants. Ca se voit sur le visage (des élèves), leur esprit est occupé car elles ont faim", confie la mère Louis.
En regardant les écolières manger, l'enseignante ajoute: "certaines n'ont pas d'uniformes car elles ont tout perdu dans l'effondrement de leur maison".
Elle interpelle la classe: "Qui a été prise sous les décombres?"
La moitié de la quarantaine de fillettes lève la main.
"Je suis restée deux jours sous les décombres. C'est mon papa qui m'a sortie", déclare Francesca Jeune, 9 ans, qui rêve de devenir médecin.
Mais en dépit de son grand sourire, elle cache un profond traumatisme, comme beaucoup de ses camarades. "On fait de la thérapie, on joue, on fait des mouvements, dit la mère Louis. Juste pour enlever le séisme de leur mémoire."
N'oubliez pas 

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