Experts du Parti Socialiste réunis ce 21 avril pour discuter des retraites. Enjeu: harmoniser leur positionnement, et établir une série de contre-propositions aux pistes de réforme évoquées par le gouvernement.
Martine Aubry. La première secrétaire du PS dénonce la hâte du gouvernement à boucler la réforme: "Il faudrait prendre le temps d'une véritable négociation pour trouver les voies d'une réforme juste et viable". -François Hollande. Pour l'ex-patron du PS, "la bonne démarche c'est de ne pas parler avant le gouvernement".
-Benoît Hamon, leader de l'aîle gauche du PS l'affirme: "Le seul tabou qui subsiste est celui du financement". Il a signé, aux côtés de dirigeants du Parti communiste et du NPA, le texte d'Attac et de la Fondation Copernic visant à "en finir avec l'actuel partage éhonté de la richesse au bénéfice des revenus financiers".
La revendication du porte-parole du PS: "Mettre davantage à contribution les revenus financiers. Si on devait expliquer que les gens doivent travailler plus pour de plus petites pensions, on se mettrait alors en contradiction avec l'ambition de notre projet politique de nouveau modèle de développement."
-Laurent Fabius demande une "contribution importante" des banques au financement des retraites. Sur RMC et BFM/TV, l'ancien Premier ministre a expliqué qu'il fallait "appliquer le principe de pollueur-payeur", c'est-à-dire que les banques, "compte tenu de leur responsabilité dans la crise", apportent "une contribution importante au financement des retraites, plusieurs milliards d'euros par an, sous la forme d'une taxation".
-Martine Aubry. Dans un récent entretien au Monde, elle affirme que le PS défendra "le maintien de l'âge légal du départ à la retraite à 60 ans".
-Benoît Hamon: "La limite à ne pas dépasser, c'est l'âge légal", lance le porte-parole du PS. Selon lui, "avec un emploi des seniors de plus en plus faible et un chômage des jeunes de plus en plus important, l'allongement de la durée de cotisation signifiera qu'une majeure partie de la population n'arrivera pas au terme de sa vie professionnelle avec une retraite à taux plein".
-Henri Emmanuelli: "Si le gouvernement fait de la mise à contribution des revenus non salariaux un tabou, alors je ne vois pas pourquoila gauche n'en ferait pas de même avec l'allongement de la durée d'activité. Ce serait tabou contre tabou" estime le député des Landes.
-Vincent Peillon: "Il y a deux choses qu'on ne peut pas faire: remettre en cause la retraite à 60 ans et, pire encore, allonger la durée de cotisations", a expliqué le député européen sur Radio J. "Tous les efforts qui ont été demandés aux Français depuis 20 ans ont été demandés aux jeunes, aux catégories populaires et aux catégories moyennes. Par contre, toutes les catégories supérieures ont pu accroître et leurs biens et leurs revenus".
-Pierre Moscovici: "Il y a des lignes rouges, on ne touche pas à la retraite par répartition, ni à l'age légal de la retraite à 60 ans", assure le député du Doubs. "C'est une question de bon sens, parce que ceux qui sont concernés par l'allongement du départ à la retraite, pour avoir le total de leurs annuités, ce sont ceux qui sont entrés tard dans la vie active. Mais un ouvrier qui a commencé à bosser à 18, 19 ans, qui a une espérance de vie moindre qu'un cadre, il doit pouvoir partir à 60 ans".
Ceux qui concèdent des évolutions:
-Michel Sapin: "Certains expliquent que le préalable à tout est de faire payer les riches, mais je ne vois pas comment quelqu'un peut exclure totalement l'allongement de la durée de cotisation. Sinon, on ne bouclera pas le financement de l'ensemble", commente le secrétaire national à l'économie.
-François Hollande. Pour le député de Corrèze, il faut "sans doute" "allonger la durée des cotisations à mesure que l'espérance de vie s'allonge".
-Jean-Marie Le Guen: "Je suis très attaché à l'unité des socialistes, mais si on finasse avec l'allongement de la durée de cotisations, il y aura péril en la demeure. C'est une question de crédibilité ; depuis les élections régionales, les Français nous observent et nous testent", a prévenu dans le Monde le député de Paris expert des questions de santé au PS.
-Pascal Terrasse: "Dimanche, devant une assemblée de militants, j'ai expliqué que l'allongement de la durée de vie appelait inévitablement, mais à certaines conditions, celui de la période de cotisation et je me suis fait huer. Une partie de notre base s'inscrit en décalage avec les Français qui, j'en suis persuadé, ont compris la nature du problème des retraites"
Il s'agit de "ne pas laisser dériver le phénomène. Nous légiférons pour l'avenir, le port du voile intégral est le signe d'un repli communautaire et d'un rejet de nos valeurs", a ajouté le porte-parole, soulignant qu'il était porté en France par quelque 2.000 femmes.
Le choix d'un projet de loi comme véhicule législatif oblige à un passage devant le Conseil d'Etat, qui avait prévenu fin mars qu'une interdiction générale pourrait être contestée d'un point de vue juridique.
Le chef de file des députés UMP Jean-François Copé plaidait pour une proposition de loi, afin notamment d'accélérer le processus d'adoption du texte. En outre, une proposition de loi évitait le passage devant le Conseil d'Etat.
"L'important pour nous, c'était d'obtenir gain de cause sur le périmètre d'interdiction", a-t-on assuré dans l'entourage de M. Copé.
Ce dernier s'est félicité de l'arbitrage rendu par le président Sarkozy, mercredi matin lors du petit-déjeuner de la majorité à l'Elysée, rappelant "qu'à un moment, on avait pourtant tout l'orchestre contre nous!", a-t-on ajouté de même source.
Martine Aubry. La première secrétaire du PS dénonce la hâte du gouvernement à boucler la réforme: "Il faudrait prendre le temps d'une véritable négociation pour trouver les voies d'une réforme juste et viable". -François Hollande. Pour l'ex-patron du PS, "la bonne démarche c'est de ne pas parler avant le gouvernement".
Système par répartition
-Martine Aubry. L'ancienne ministre des affaires sociales du gouvernement Jospin estime que le système par répartition doit être aménagé, pas abandonné. Elle assure que les socialistes seront "inventifs pour trouver des solutions qui garantissent la pérennité et l'équité du système par répartition". Financement
-Benoît Hamon, leader de l'aîle gauche du PS l'affirme: "Le seul tabou qui subsiste est celui du financement". Il a signé, aux côtés de dirigeants du Parti communiste et du NPA, le texte d'Attac et de la Fondation Copernic visant à "en finir avec l'actuel partage éhonté de la richesse au bénéfice des revenus financiers".
La revendication du porte-parole du PS: "Mettre davantage à contribution les revenus financiers. Si on devait expliquer que les gens doivent travailler plus pour de plus petites pensions, on se mettrait alors en contradiction avec l'ambition de notre projet politique de nouveau modèle de développement."
-Laurent Fabius demande une "contribution importante" des banques au financement des retraites. Sur RMC et BFM/TV, l'ancien Premier ministre a expliqué qu'il fallait "appliquer le principe de pollueur-payeur", c'est-à-dire que les banques, "compte tenu de leur responsabilité dans la crise", apportent "une contribution importante au financement des retraites, plusieurs milliards d'euros par an, sous la forme d'une taxation".
Durée de cotisation et âge légal
Ceux qui s'opposent à tout changement: -Martine Aubry. Dans un récent entretien au Monde, elle affirme que le PS défendra "le maintien de l'âge légal du départ à la retraite à 60 ans".
-Benoît Hamon: "La limite à ne pas dépasser, c'est l'âge légal", lance le porte-parole du PS. Selon lui, "avec un emploi des seniors de plus en plus faible et un chômage des jeunes de plus en plus important, l'allongement de la durée de cotisation signifiera qu'une majeure partie de la population n'arrivera pas au terme de sa vie professionnelle avec une retraite à taux plein".
-Henri Emmanuelli: "Si le gouvernement fait de la mise à contribution des revenus non salariaux un tabou, alors je ne vois pas pourquoila gauche n'en ferait pas de même avec l'allongement de la durée d'activité. Ce serait tabou contre tabou" estime le député des Landes.
-Vincent Peillon: "Il y a deux choses qu'on ne peut pas faire: remettre en cause la retraite à 60 ans et, pire encore, allonger la durée de cotisations", a expliqué le député européen sur Radio J. "Tous les efforts qui ont été demandés aux Français depuis 20 ans ont été demandés aux jeunes, aux catégories populaires et aux catégories moyennes. Par contre, toutes les catégories supérieures ont pu accroître et leurs biens et leurs revenus".
-Pierre Moscovici: "Il y a des lignes rouges, on ne touche pas à la retraite par répartition, ni à l'age légal de la retraite à 60 ans", assure le député du Doubs. "C'est une question de bon sens, parce que ceux qui sont concernés par l'allongement du départ à la retraite, pour avoir le total de leurs annuités, ce sont ceux qui sont entrés tard dans la vie active. Mais un ouvrier qui a commencé à bosser à 18, 19 ans, qui a une espérance de vie moindre qu'un cadre, il doit pouvoir partir à 60 ans".
Ceux qui concèdent des évolutions:
-Michel Sapin: "Certains expliquent que le préalable à tout est de faire payer les riches, mais je ne vois pas comment quelqu'un peut exclure totalement l'allongement de la durée de cotisation. Sinon, on ne bouclera pas le financement de l'ensemble", commente le secrétaire national à l'économie.
-François Hollande. Pour le député de Corrèze, il faut "sans doute" "allonger la durée des cotisations à mesure que l'espérance de vie s'allonge".
-Jean-Marie Le Guen: "Je suis très attaché à l'unité des socialistes, mais si on finasse avec l'allongement de la durée de cotisations, il y aura péril en la demeure. C'est une question de crédibilité ; depuis les élections régionales, les Français nous observent et nous testent", a prévenu dans le Monde le député de Paris expert des questions de santé au PS.
-Pascal Terrasse: "Dimanche, devant une assemblée de militants, j'ai expliqué que l'allongement de la durée de vie appelait inévitablement, mais à certaines conditions, celui de la période de cotisation et je me suis fait huer. Une partie de notre base s'inscrit en décalage avec les Français qui, j'en suis persuadé, ont compris la nature du problème des retraites"
- Voile
- gouvernement "prêt à prendre des risques juridiques"
François Fillon a affirmé mercredi que le gouvernement était "prêt à prendre des risques juridiques" en défendant une interdiction générale...
Il s'agit de "ne pas laisser dériver le phénomène. Nous légiférons pour l'avenir, le port du voile intégral est le signe d'un repli communautaire et d'un rejet de nos valeurs", a ajouté le porte-parole, soulignant qu'il était porté en France par quelque 2.000 femmes.
Le choix d'un projet de loi comme véhicule législatif oblige à un passage devant le Conseil d'Etat, qui avait prévenu fin mars qu'une interdiction générale pourrait être contestée d'un point de vue juridique.
Le chef de file des députés UMP Jean-François Copé plaidait pour une proposition de loi, afin notamment d'accélérer le processus d'adoption du texte. En outre, une proposition de loi évitait le passage devant le Conseil d'Etat.
"L'important pour nous, c'était d'obtenir gain de cause sur le périmètre d'interdiction", a-t-on assuré dans l'entourage de M. Copé.
Ce dernier s'est félicité de l'arbitrage rendu par le président Sarkozy, mercredi matin lors du petit-déjeuner de la majorité à l'Elysée, rappelant "qu'à un moment, on avait pourtant tout l'orchestre contre nous!", a-t-on ajouté de même source.

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