mardi 16 février 2010

Politique sommet social:

Le Parti socialiste a qualifié lundi de "simulacre de négociation" le "sommet social" réuni à l'Elysée et a prédit une "cure sans précédent d'austérité" après les élections régionales, un "troisième tour social" après ceux des 14 et 21 mars.

Selon Benoît Hamon, porte-parole du PS, le gouvernement procède avec ce sommet sur les retraites à un "maquillage de ses intentions" en raison du calendrier électoral.
"Le gouvernement s'apprête (...) juste après les élections régionales à mettre en oeuvre une cure sans précédent d'austérité", avec notamment une "baisse drastique des dépenses sociales", a-t-il déclaré au cours d'un point de presse rue de Solferino.

"Cette austérité va concerner le pouvoir d'achat, les conditions d'existence, l'emploi de millions de Français", a-t-il dit, accusant le gouvernement d'avoir "délibérément retardé un certain nombre d'annonces".

De fait, a-t-il souligné, "si nous voulons avoir des marges de manoeuvre (...) pour pouvoir résister aux réformes de la droite et proposer une alternative, il faudra donner une grande victoire aux élections régionales à la gauche".
Quant à la réforme des retraites elle-même, les solutions évoquées par différents responsables gouvernementaux "présentent toujours la même alternative: ou une augmentation des cotisations ou un allongement de la durée des cotisations ou une baisse des pensions", a constaté le porte-parole du PS.

"Il semble que ce soit un sommet social pour rien, au sens où le président de la République n'annonce que des éléments de méthode quand ses ministres laissent filtrer le contenu et l'agenda de la réforme", a-t-il ajouté, notant que le schéma retenu "ferait supporter le fardeau de la réforme des retraites essentiellement par les salariés et les retraités eux-mêmes", et ce "sur la base d'hypothèses assez fantaisistes puisqu'elles sont à échéance de 2050".
Au-delà de ce sommet entre le gouvernement et les partenaires sociaux, l'opposition "fera son travail quand viendra le temps de faire passer ces réformes au Parlement", a précisé Benoît Hamon. "Nous serons au rendez-vous de l'unité de la gauche toute entière et des mobilisations sociales parce que nous pensons que c'est le système par répartition qui est le principal visé par les réformes du gouvernement".

Le PS, comme il l'a fait ces derniers mois en s'opposant à la privatisation de La Poste et à la fiscalisation des accidents du travail, "sera en temps et en heure au rendez-vous de l'unité" sur le dossier des retraites, a-t-il encore assuré, répondant indirectement à l'idée d'un "collectif unitaire" à gauche lancée dimanche par le porte-parole du NPA Olivier Besancenot.

"Pour le moment, le temps est à la mobilisation sociale. En temps et en heure on se posera la question de l'unité des forces de gauche", a-t-il affirmé, notant cependant que la proposition de retraite à 37 annuités et demie avancée par Olivier Besancenot "n'est pas la position du Parti socialiste". AP

1 commentaire:

  1. La gauche est majoritaire ds les régions.La misère sociale en est ralentie. Mais la réforme territoriale tuera l'autonomie,le pouvoir de décision des collectivités (sa compétence generale).Alors? 3eme tour social? Hum je doute des capacités de nos leaders syndicaux d'aller au bout: la grève générale de 24hoo reconductible
    pour pousser le gouvernement à entendre la détresse sociale " Du pain du travail". Basile

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