Pierre Condamin-Gerbier ?


L'ancien patron de l'UMP à Genève !
Inconnu du grand public jusqu'à ce jour ! Jouerait-il sa « Love story »
« Moi j'ai une liste » ….ta ta ta …Il butine d'un micro à l'autre,
Mais le jour ou il communiquera cette « liste », si liste il y a ?
sera son retour à l’anonymat , et peut-être à sa médiocrité
Alors ...attendez, Monsieur "profite" ! ! !
sera son retour à l’anonymat , et peut-être à sa médiocrité
Alors ...attendez, Monsieur "profite" ! ! !
Par Mabut Jean-François.
Le Français gérait une filiale chez Reyl. Il jure avoir appris l'affaire Cahuzac de la bouche-même des juges français qui l'ont interrogé trois fois.
Son nom a été évoqué dans la presse il y a une quinzaine de jours. Un article du journal Le Monde jette à nouveau les feux de l'actualité sur Pierre Condamin-Gerbier. Ce Français qui habite le canton de Vaud depuis 2004 est actif à Genève dans le Family Office. Cette activité est tout à la fois celle de secrétaire personnel, de régisseur, de major d’homme, de concierge général ou encore de secrétaire de conseil de famille pour les personnes ou les groupes de personnes dont la fortune se chiffre à plusieurs dizaines de millions de francs et souvent davantage.
Aujourd'hui Pierre Condamin-Gerbier jure qu'il ne gère la fortune de personne. Cette partie du Family Office est l'affaire des banques et des sociétés spécialisées. Ne donnant aucun conseil dans ce domaine, sa petite entreprise indépendante n'est pas soumise à la surveillance de la police des milieux financiers, en Suisse la Finma, présidée par la Genevois Anne Héritier Lachat.
Jusqu’en 2010, Pierre Condamin-Gerbier gérait de telles fortunes dans le cadre de la société Reyl Private Office Sarl, une filiale qu'il avait créée au sein de la société Reyl&Cie, celle qui a aidé l'ancien ministre du budget socialiste à dissimuler 600'000 euros au fisc français. «A l'époque, la société n'était pas une banque, mais un négociant en valeurs mobilières, placé sous le contrôle de la Finma», précise Pierre Condamin-Gerbier.
Le Français, qui a passé plusieurs années de sa vie à Londres, répond à la Tribune de Genève spontanément et en toute tranquillité. «Je n'ai rien à me reprocher. J'ai été auditionné trois fois par les magistrats français, dont une fois par le juge Renaud Van Ruymbeke. Ils ne m'ont guère laissé le choix. Soit je répondais, soit ils me convoquaient via une commission rogatoire. »
Y a-t-il d'autres évadés fiscaux français à Genève?
A la question des enquêteurs français de savoir si d'autres clients français avaient ouvert un compte dans l'établissement Reyl, j'ai répondu oui, évidemment, en ajoutant qu'il n'y avait à Genève guère d'établissements financiers qui n'aient pas une clientèle française. Savoir si tous les fonds gérés sont déclarés au fisc français est une autre affaire. Je n'ai jamais dit que je donnerai des noms si j'obtenais des garanties de la Suisse de ne pas être poursuivi pour violation du secret bancaire.
Avant de pouvoir enquêter plus avant, les juges instructeurs doivent obtenir une extension de la commission rogatoire de la part du procureur français. Il faut ensuite que le pouvoir politique français transmette la demande à la Suisse. Il faut encore que la Suisse accepte la demande. Elle pourrait purement et simplement la rejeter comme une pure opération de fishing (pêche aux informations sans éléments de suspicion suffisants).
Avez-vous donné le nom de Cahuzac?
Contrairement à ce qui a pu être dit ou écrit, je ne suis pas à l'origine de l'affaire Cahuzac. Quand j'ai été auditionné la première fois, le 13 février dernier, ce sont les magistrats qui m'ont appris la nouvelle. Ils étaient parfaitement briefés. C'est en remontant la piste d'Hervé Dreyfuss, l'homme qu'on entend sur le fameux enregistrement dévoilé par Mediapart, que les autorités sont tombés sur le nom de François Reyl, qui est son demi-frère. Je ne suis qu'un des nombreux témoins.
Et les 15 millions d'euros?
Je n'en sais rien non plus. Nos clientèles respectives étaient parfaitement cloisonnées. Je n'ai jamais entendu le nom de Cahuzac dans mes rapports professionnels. Je note que le journaliste Darius Rochebin qui a sorti ce montant n'en parle plus.
Avez-vous toujours des activités politiques?
Aucune depuis ma démission en tant que représentant de l'UMP en Suisse en décembre 2008.
A l'époque, vous aviez qualifié de panier de crabes le milieu politico-financier français de Genève...
C'est pire aujourd'hui.
Que faites-vous aujourd'hui?
J'exerce toujours le même métier depuis 18 ans, celui de régisseur indépendant ou si vous préférez de secrétaire particulier de familles fortunées, françaises et non françaises. J'ai moins d'une dizaine de clients, plus nécessiterait une infrastructure plus importante. Il s'agit pour la plupart de fortunes issues de leurs activités entrepreneuriales et non pas celle de riches héritiers.
Je peux m'occuper de tout, le secrétariat, l'organisation de manifestations privées, le suivi des activités des concierges dans leurs diverses demeures de par le monde. Je peux répondre à beaucoup de sollicitations grâce à un réseau de spécialistes dans toutes sortes de domaines. Mais je n'interviens pas dans la gestion financière de leurs biens.
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