Bientôt « les municipales »
En France : Un clocher = une commune !
À chacune ses plus belles jardinières , ses plus grands ronds- points … etc
Les maires pour assurer leurs réélections ! cèdent à tous les caprices de leurs électeurs …
surtout la dernière année !!!
Uniquement sur 13 Km à la ronde, 6 communes !
Montamisé, Dissay, St.Georges, Jaunay-Clan, Avanton,Chasseneuil .
OUF
Et chacune défend avec âpreté son carré de pelouse …et son statut !
Oui la France est belle … trop ?
Vie-t-elle au dessus de ses moyens ?
Il serait peut-être temps de se poser la question .
36 700 communes : une spécificité française
La France est le pays qui compte le plus de communes en Europe, avec 36 683 communes au 1er janvier 2011 (dont 36 568 en métropole) pour 65 millions d’habitants. La France possède, à elle seule, près de 40% des communes de l’Union européenne.
A titre de comparaison, l’Allemagne en a 12 196 (81,5 millions d’habitants) et l’Italie 8 101 (61 millions d’habitants).
La population médiane d’une commune française est de 423 habitants contre 2300 en Italie et 11 000 en Belgique.
Plus de 31 500 communes ont moins de 2000 habitants (communes dîtes rurales), 255 en ont plus de 30 000 dont 11 dépassent les 200 000 habitants. Pour anecdote, 6 communes françaises n’ont aucun habitant.
De nombreuses tentatives de diminution du nombre de communes ont été entreprises par le passé, notamment en 1959 : 350 communes fusionnèrent ; et depuis 1971, la loi Marcellin permet aux communes fusionnant de recevoir une aide financière mais seulement 1300 communes s’y sont résolues, certaines d’entre elles ont le statut de commune associée. Depuis cette date, il y a 1100 communes de moins en France. Lors de la dernière décennie, la tendance était plutôt à la défusion.
En Belgique, le nombre de communes est passé de 2663 à 589 de 1961 à 1977 suite à la suppression de communes grâce certaines dispositions de la Loi unique de 1961.
Les « guerres de clochers » restent nombreuses et donnent des situations ubuesques, certaines communes refusent de faire partie d’une intercommunalité (ce qui ne sera bientôt plus possible) ou des quartiers défusionnent avec leur ville d’attache.
La réticence peut s’expliquer par plusieurs facteurs : culturel, économique et surtout politique (notamment électoral). Pourtant, si l’on suit des considérations géographiques, culturelles, économiques et sociales, la fusion de communes prend tout son sens.
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