Europe
Communiqué de presse – samedi 10 septembre 2011
La délégation socialiste française juge inacceptables les propos du
Commissaire Oettinger à l’égard des Etats-membres en crise
Commissaire Oettinger à l’égard des Etats-membres en crise
La délégation socialiste française au Parlement européen a pris connaissance des
propos de Günther Oettinger, le commissaire européen à l'Energie, parus vendredi
dans le quotidien allemand Bild.
Il y propose de punir les Etats européens les plus endettés en mettant en
"berne" leurs drapeaux devant l’ensemble des bâtiments
officiels de l’Union européenne, une mesure qu’il qualifie
de symbolique et dissuasive.
officiels de l’Union européenne, une mesure qu’il qualifie
de symbolique et dissuasive.
Catherine Trautmann, au nom de l’ensemble de la délégation socialiste française,
condamne vivement ces déclarations : « Mettre gratuitement à l’index les Etats-
membres en difficulté ne va en aucun cas les aider à sortir de la crise, il est inacceptable
que les valeurs de l’Union européenne et que la solidarité entre Etats soient remises
en cause d’une telle manière, et en particulier par un commissaire européen. »
condamne vivement ces déclarations : « Mettre gratuitement à l’index les Etats-
membres en difficulté ne va en aucun cas les aider à sortir de la crise, il est inacceptable
que les valeurs de l’Union européenne et que la solidarité entre Etats soient remises
en cause d’une telle manière, et en particulier par un commissaire européen. »
En suggérant également d’envoyer des fonctionnaires européens qualifiés pour aider
l’administration grecque,Günther Oettinger a outrepassé les limites de sa fonction,
« on voit ici jusqu’où la surenchère peut mener, jusqu’à l’offense à une nation et à la
remise en cause de la souveraineté des peuples. Que dire dans ce cas de l’attitude de la
chancelière Merkel qui depuis le début n’a fait qu’aggraver
la crise grecque ? »
Les députés de la délégation socialiste française ne se contentent pas d’exprimer
leur indignation face à l’attitude du Commissaire Oettinger,
ils exigent du Président de la Commission européenne,
José Manuel Barroso, que des mesures soient prises pour sanctionner
ces propos intolérables.
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