mardi 15 février 2011


La Lettre du Président n°2
Paris, le 11 février 2011,
Cher ami(e),
Comme vous le savez, nous lançons, à partir du 15 février, une campagne de communication consacrée à l’agriculture. A travers celle-ci, notre ambition est de donner un éclairage sur les enjeux environnementaux au moment du salon de l’agriculture, un temps fort pour les professionnels du secteur.
Cette campagne connaîtra un point d’orgue du 15 au 21 février avec une présence massive des visuels de notre campagne sur les quais de 3 grandes stations de métro parisiennes (Odéon, Saint Lazare et Montparnasse).



Vous trouverez en pièce jointe les visuels créés dans le cadre de cette campagne. Fidèle à son habitude, France Nature Environnement ne se contente pas de critiquer mais se veut également force de proposition.

La diffusion des affiches n’est pas une fin en soi. Nous devons la concevoir comme une amorce pour provoquer des réactions, du débat et permettre l’adhésion de nombreux citoyens. Dans un second temps, l’objectif est de s’appuyer sur ce rapport de forces pour faire avancer concrètement nos propositions. A vous de tenir compte de cette nouvelle donne dans vos interventions à venir.

En tant que représentant du mouvement France Nature Environnement, vous pouvez être interpelé sur le contenu de la campagne. C’est pourquoi je vous transmets le cadre argumentaire dont la fédération se sert pour répondre aux sollicitations et interpellations.
Je tiens, par ailleurs, à vous préciser que cette campagne est financée uniquement sur des fonds propres, et non sur des fonds provenant de subventions publiques.
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> Restant à votre disposition pour toute précision que vous jugerez utile, je vous prie de recevoir mes meilleures et amicales salutations.
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> Bruno Genty
> Président de FNE
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Les raisons de la colère.
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Après l'impulsion forte du Grenelle, pour de multiples raisons, le climat s'est progressivement dégradé, avec en point d'orgue, au dernier SIA, le désormais célèbre "l'environnement, ça commence à bien faire". France Nature Environnement considère qu’elle ne peut pas ne pas réagir, sans prendre l'opinion à témoin en lançant un message d'alerte sur 3 sujets majeurs.
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> Pesticide :
Constat dramatique, année après année, la chute de la biodiversité se répète en s'aggravant et les solutions restent dans les cartons. Il est vrai qu'il existe dans toutes les catégories de partenaires sincères du chantier mis en route par le Grenelle mais nous constatons qu'ils sont de plus en plus marginalisés dans leur propre secteur professionnel.
> Ecophyto, grande et belle ambition, est menacé par l'hostilité d'une part importante de la profession agricole mais aussi des coopératives et des producteurs. La réduction de l'usage des pesticides elle-même est mise en cause. France Nature environnement a du mettre une pression importante pour obtenir du Ministère de l'Agriculture la promesse que le NODU intègre les traitements de semences. Récemment encore on nous exprimait au plus haut niveau du scepticisme sur sa pertinence alors qu'il est au cœur du plan. La mise en place du réseau Dephy n'est pas gagné sur le terrain : les choix de certaines fermes a de quoi inquiéter sur le résultat que l'on obtiendra. Les responsables associatifs dans les régions sont de plus en plus sceptiques sur la concrétisation du plan.


Elevage : En ce qui concerne l'élevage et particulièrement en Bretagne, les solutions n'avancent pas, nous allons tout droit vers un nouveau contentieux européen du fait de la mauvaise qualité des eaux. La surconcentration des élevages a atteint ses limites la nature et l’homme sont en danger. .
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> Les OGM
: Le système est schizophrène, alors que nous nous interdisons de cultiver des OGM et que le consommateur n'en veut pas nous en importons pour alimenter notre bétail. On veut nous imposer ce que nous refusons et cela par des voies détournés. Propos révélateurs de Xavier Beulin Président de la FNSEA qui vient de déclarer « qu'il est admissible d'importer du maïs OGM » ...
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> Un enjeu pour notre société au delà du monde paysan.
Nous sommes face à de gros problèmes environnementaux liés à l'agriculture, l'avenir de l'agriculture est lié à celui des équilibres naturels. Ce n'est pas une question qui concerne les seuls agriculteurs mais la communauté nationale toute entière. La mission et la place confiée à l'agriculture par la collectivité n'est pas claire, l'attente de nos concitoyens est souvent équivoque. L'avenir de l'environnement et de l'agriculture sont des causes nationales et européennes qui méritent une mobilisation de l'opinion. Nous ne pouvons pas nous contenter d'un travail de fourmi dans les bureaux et salons parisiens.

> A travers cette campagne, il ne s’agit évidemment pas de s’attaquer au monde paysan, mais de dénoncer des pratiques néfastes pour notre environnement. Il est important de le préciser.
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Vous le savez, communiquer en interpellant le grand public est un art difficile. Les messages provocateurs sont forcément réducteurs. Mais ils sont là avant tout pour introduire le débat et apporter un coup de projecteur sur notre discours de fond en matière agricole.
Cette campagne appelle le dialogue, la confrontation des opinions. Nous n'abandonnerons jamais la concertation. Nous resterons une force de proposition
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> Bruno Genty,
> Président de FNE


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