lundi 21 février 2011

Boris Boillon 
Le nouvel ambassadeur de France est un "mauvais


Un clone de Nicolas Sarkozy

Voilà. Donc, c'est ce jeune monsieur tout en amabilité Ancien Régime qui débarqua hier en Tunisie. Et qui fit immédiatement une démonstration méthodologique de la nouvelle page qu'il compte ouvrir entre la France et la Tunisie : un autre style, une autre approche. Impressionnant et édifiant. 
Boris le Bouillant n'aime pas répondre aux questions  qui lui déplaisent, 
et il ne fait pas semblant. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on n'est pas dans la pommade diplomatique...








La preuve en vidéo, mais pour ceux dont la maîtrise de l'arabe n'est pas parfaite,
voici la traduction des passages en arabe de la vidéo :




Boillon à table : "une prière pour les martyr de la révolution tunisienne, et que nous ayons une pensée pour les familles des victimes et des martyrs."
Boillon s'énerve et vut un "aked thika", un contrat de confiance.

Journaliste : "comment se profile le futur des relations politiques entre la France et la Tunisie après la prise de position surprenante dès le début de la révolution, que ce soit de la part du président Sarkozy ou de la ministre des affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie?

Boillon :"La vérité est que la France souhaite commencer une nouvelle page avec la nouvelle Tunisie, c'est une nouvelle ère, et la France est confiante dans l'avenir de la Tunisie"
Journaliste :"s'agit-il de réparer les erreurs du président Sarkozy? surtout que vous êtes l'un de ses plus proches collaborateurs et que le président français vous affectionne particulièrement?"
Rires de Boillon : "merci"

Journaliste :"On avait reproché à l'ancien ambassadeur, Pierre Ménat, de n'avoir pas été attentif aux signaux de cette révolution, votre mission étant de réinstaurer la confiance entre la France et la Tunisie, comment appréhendez vous votre mission vu votre jeune âge et votre place particulière aux yeux du président français?"

Boillon :"Qu'entendez-vous par appréhensions? je ne comprends pas, c'est quoi ces préjugés? je ne mérite pas ça ! laissez-moi d'abord commencer mon travail !"

Journaliste :"Je parle d'appréhensions, pas de préjugés"

Boillon :"Appréhensions, mais vous m'insultez ! Comment pouvez-vous me dire ça? je suis le nouvel ambassadeur, je viens d'arriver, et je n'apprécie pas ces questions! ça c'est vraiment... mais qu'est ce que c'est que ça? vous devez me respecter ! ça veut dire quoi appréhensions? c'est quoi ça appréhensions? ... terminé."

Et Boillon se lève de table.

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Une photo en Une de la page Facebook de son Excellence Boris Boillon, ambassadeur de France en Tunisie
 
Boris Boillon
Est officiellement nommé en conseil des ministres ambassadeur de France en Irak 
en juillet 2009. L'ambassadeur, qui est entre autres chargé de décrocher des contrats, déclare ainsi au magazine Challenges :
« La reconstruction en Irak est le marché du siècle : 600 milliards de dollars !
La France doit être aux avant-postes. »
Favorable à l’intervention américaine en Irak, l'ambassadeur se voit critiqué pour ses propos par
le chercheur de l'IRIS, Pascal Boniface  L'ambassadeur défend son bilan :
« Quand je suis arrivé à Bagdad, j’avais trois axes et ces trois axes je les ai mis en œuvre de manière résolue : renforcer la confiance, car désolé pour la fierté française mais tout le monde n’a pas adoré notre position en 2003. 
Des dirigeants irakiens me disaient “ce n’est pas grâce aux Français qu’on est là”. Renforcer l’état de droit et la citoyenneté. Et le dernier axe de mon bilan, il est économique
J’ai été réduit à ça, c’est peut-être de ma faute. Je ne suis pas qu’un ambassadeur économique mais en 2010, on a exporté pour 800 millions de dollars, presque trois fois plus qu’en 2008. Et pour moi le mot entreprise n’est pas une insulte. (...) Mission accomplie ! Avec une équipe de 10 personnes, on a fait aussi bien… que l’ambassade américaine, où ils sont 3000 ! » !!!
Dans une interview accordée au Figaro en août 2010, Boris Boillon déclarait : 

« L’Irak est le vrai laboratoire de la démocratie dans le monde arabe.  
C’est là que se joue l’avenir de la démocratie dans la région.
Potentiellement, l’Irak peut devenir un modèle politique pour ses voisins. 
Et, qu’on le veuille ou non, tout cela a été obtenu grâce à l’intervention américaine de 2003. »

-Chapeau l'artiste -

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