Laissons les gens "survivre"
Cabane bois et paille à Tours
A l’est de Tours, dans la campagne tourangelle, Nadège T. vit dans une cabane à l’orée d’un bois.
Cette travailleuse agricole de 40 ans a posé en 2007 une caravane
sur une parcelle qu’elle a achetée.
Depuis, elle a agrandi son espace de vie en créant une cabane comprenant deux pièces d’environ 20m2 chacune. Pour les murs : un bardage de bois extérieur, une isolation de paille et de carton, un autre bardage de bois pour l’intérieur.
Le toit est équipé de panneaux solaires, l’eau de pluie est récupérée pour la vaisselle, le chauffage
est assuré par une cuisinière/poêle à bois. Toilettes sèches.
Nadège T. a sillonné pendant douze ans les régions de France pour faire des travaux saisonniers :
raisin, cerises, abricots, poires, pommes, prunes... Elle aussi vivait en camion aménagé.
«L’important pour moi, c’était de ne pas être assistée. Et en faisant les saisons, je m’en
sortais très bien.» «A 40 ans, j’ai eu envie de me poser, moins voyager.»
Mais les moyens manquaient.
«Construire une cabane, c’est pouvoir se loger en étant autonome.»
«J'estime que je coûte beaucoup moins cher à la société en vivant comme ça plutôt
qu’en entrant dans le logement social, explique-t-elle.
Mon habitat est écolo et mes voisins les plus proches avec qui j’ai eu l’occasion de discuter
m’ont dit que je n’embêtais personne.»
La mairie ne l’entend pas de cette oreille. Elle a refusé que les parcelles deviennent un terrain de loisir
et a demandé le retrait de la caravane.
L’affaire est portée devant la justice puisque Nadège T. ne compte pas se retirer de son terrain.
La loi Loppsi 2 ne la rassure pas sur l’avenir !!
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