La France "surveille " !
Mais
N'hésitez pas , investissez en France,
Nous vous garantissons un laps de temps suffisant
(si vous êtes " virés "..) pour disposer de vos comptes en banque
Vous savez ... " Tracfin " ! !
Le Conseil fédéral a décidé mercredi de geler avec effet immédiat d'éventuels fonds en Suisse
de l'ex-président tunisien Ben Ali et du président ivoirien déchu Laurent Gbagbo.
C'est ce qu'a annoncé devant la presse la présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey.
Le PS s'est dit "plus que satisfait"
« La France pourrait faire plus »
Voilà qui devrait satisfaire les ONG Transparence France International et Sherpa,
spécialisées dans la délinquance économiques.
Elles ont déposé plainte en France
« à l'encontre de différents membres des familles Ben Ali et Trabelsi dans le but d'obtenir
l'ouverture d'une information judiciaire relativement aux avoirs qu'ils possèdent en France,
dont il est vraisemblable qu'ils sont le produit de détournements de fonds publics ».
Mais elles estiment que
« la France pourrait faire plus que ce qu'elle a annoncé en enjoignant ses partenaires européens
au gel des avoirs du clan Ben Ali »,
pour reprendre les propos de Maud Perdriel-Vaissière, de l'association Sherpa.
Même ton chez Transparence International France, où son président, Daniel Lebègue, explique, lui,
« ne pas comprendre pourquoi le gouvernement français n'a pas demandé au procureur de la République d'engager une action judiciaire.
Si on se réveille dans une ou deux semaines, tout le patrimoine des familles
Ben Ali et Trabelsi aura quitté la France. De quoi aura-t-on l'air ? »
Si on se réveille dans une ou deux semaines, tout le patrimoine des familles
Ben Ali et Trabelsi aura quitté la France. De quoi aura-t-on l'air ? »
Les ministres français de l'Economie, Christine Lagarde, et du Budget, François Baroin, préfèrent
s'en tenir à la lettre de la convention des Nations unies sur la restitution des biens mal acquis
et alerter Tracfin pour une surveillance renforcée sur tout mouvement financier anormal.
Le 15 janvier, François Baroin indiquait que la France était
« à la disposition des autorités constitutionnelles tunisiennes pour voir autant que de besoin
ce qu'elles souhaitent, s'agissant des avoirs immobiliers de Ben Ali ou de son entourage ».
Des propos qui, pour les associations, sont une reconnaissance de fait de l'existence
d'un patrimoine des familles Ben Ali et Trabelsi en France.
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