Cinq associations d'élus de gauche opposées à la réforme territoriale appellent leur camp à se mobiliser pour proposer une alternative au projet du gouvernement.
Claudy Lebreton. AFP
Evoquant "un rendez-vous manqué", cinq associations d'élus de gauche opposées à la réforme territoriale ont appelé mardi 26 mai à la préparation d'un projet alternatif à celui du gouvernement actuellement débattu à l'Assemblée nationale.
"Il faudra, sitôt l'élection présidentielle de 2012, être prêts. Nous devons utiliser les deux années qui viennent pour préparer une nouvelle loi", a dit lors d'une conférence de presse Claudy Lebreton, président des Elus socialistes et républicains, faisant allusion à la possible victoire d'un candidat de gauche.
Le président de l'Association des départements de France a également évoqué une réflexion sur un nouveau rôle de l'Etat, ou sur de nouveaux transferts de compétences, "par exemple la santé, ou la gestion des fonds européens".
Il a cité la nécessité d'une "véritable réforme de la fiscalité locale", d'une réflexion sur la démocratie locale, et sur le cumul de mandat.
"Un chamboulement tectonique"
"Nous exigeons le retrait du projet de loi car la réforme voulue par le gouvernement conduit à un recul de la démocratie territoriale", écrivent, dans une déclaration remise à la presse, les présidents des cinq associations: Etienne Butzbach (Elus du Mouvement républicain et citoyen), André Chassaigne (Elus communistes et républicains), Jean-François Caron (Elus Verts et écologistes), Patrick Molinoz (Elus de la gauche radicale et républicaine) et Claudy Lebreton.
"La réforme a été menée à la hussarde, sans concertation, au mépris des citoyens",
a accusé Patrick Molinoz.
"C'est pourquoi nous nous levons, nous élus de gauche,
contre cette réforme",
a-t-il dit, dénonçant la triple peine à laquelle aboutit selon lui le projet du gouvernement: la recentralisation, l'étranglement financier des collectivités et la démocratie bafouée.
Pour André Chassaigne, on assiste à "un chamboulement tectonique" auquel ne doivent pas répondre de simples replâtrages. Il a suggéré plusieurs pistes de mobilisation, notamment, le 26 juin, deux jours avant que le texte ne retourne au Sénat, l'organisation de grandes fêtes des libertés locales dans les départements.Ces associations rassemblent des parlementaires et des conseillers municipaux,
généraux et régionaux des différents partis.
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