LORIENT (AP) — Nicolas Sarkozy a loué la construction navale comme un secteur "stratégique" pour la France, mardi à Lorient (Morbihan) à l'occasion de la cérémonie de lancement de la frégate "Aquitaine", première des nouvelles frégates multimissions de la Marine nationale à sortir des chantiers de DCNS.
Le chef de l'Etat a d'abord visité les nefs de construction navale de DCNS, s'exprimant brièvement devant une centaine de salariés. "Il y a un savoir-faire industriel français qu'il ne faut pas laisser partir. (...) Si on abaisse la garde, on perd un savoir-faire qu'on ne pourra plus recréer", a-t-il déclaré.
"Aujourd'hui les perspectives pour DCNS sont bonnes. Il y a quatre ans de carnets de commande pleins. Si on regarde plus loin, sur les dix années qui viennent avec le programme des frégates, vous êtes tranquilles", s'est-il félicité.
"Je suis mobilisé complètement pour vous obtenir des commandes. C'est comme si je faisais partie de l'entreprise!", a-t-il lancé, faisant référence à la vente de quatre sous-marins conventionnels et d'une coque de sous-marin nucléaire au Brésil, ainsi que d'une frégate FREMM au Maroc. Un peu plus tard, lors de son discours, le chef de l'Etat plaisantait:
"je suis fier d'être l'un des membres de la direction commerciale de DCNS!".
"La question des alliances européennes est clairement posée" mais "pas à n'importe quel prix", a aussi souligné le chef de l'Etat, évoquant l'éventualité de construire des sous-marins avec l'Allemagne. "On est ouverts à cette collaboration", a-t-il affirmé. "Plus on sera unis, plus on sera forts et plus on aura accès à d'autres marchés".
"J'ai toujours cru à la vocation industrielle de la France", a insisté à nouveau M. Sarkozy, lors de la cérémonie de dévoilement de la frégate "Aquitaine".
Choisissant d'improviser plutôt que de lire ses notes, le président a rappelé l'objectif pour DCNS (issu du regroupement en 2007 des activités navales de DCN et Thalès) de doubler son chiffre d'affaire en dix ans. "Nous, actionnaires de l'entreprise, nous soutiendrons la diversification des activités de DCNS", a-t-il assuré, citant le "nucléaire", "les énergies renouvelables avec l'éolien offshore", ou encore le "programme de déconstruction notamment pour les sous-marins".
Le chef de l'Etat a d'abord visité les nefs de construction navale de DCNS, s'exprimant brièvement devant une centaine de salariés. "Il y a un savoir-faire industriel français qu'il ne faut pas laisser partir. (...) Si on abaisse la garde, on perd un savoir-faire qu'on ne pourra plus recréer", a-t-il déclaré.
"Aujourd'hui les perspectives pour DCNS sont bonnes. Il y a quatre ans de carnets de commande pleins. Si on regarde plus loin, sur les dix années qui viennent avec le programme des frégates, vous êtes tranquilles", s'est-il félicité.
"je suis fier d'être l'un des membres de la direction commerciale de DCNS!".
"La question des alliances européennes est clairement posée" mais "pas à n'importe quel prix", a aussi souligné le chef de l'Etat, évoquant l'éventualité de construire des sous-marins avec l'Allemagne. "On est ouverts à cette collaboration", a-t-il affirmé. "Plus on sera unis, plus on sera forts et plus on aura accès à d'autres marchés".
"J'ai toujours cru à la vocation industrielle de la France", a insisté à nouveau M. Sarkozy, lors de la cérémonie de dévoilement de la frégate "Aquitaine".
Choisissant d'improviser plutôt que de lire ses notes, le président a rappelé l'objectif pour DCNS (issu du regroupement en 2007 des activités navales de DCN et Thalès) de doubler son chiffre d'affaire en dix ans. "Nous, actionnaires de l'entreprise, nous soutiendrons la diversification des activités de DCNS", a-t-il assuré, citant le "nucléaire", "les énergies renouvelables avec l'éolien offshore", ou encore le "programme de déconstruction notamment pour les sous-marins".
Le chef de l'Etat n'a en revanche pas évoqué mardi la condamnation de Thalès, connue la veille, par un tribunal international arbitral à payer un total de 630 millions d'euros, dont la majeure partie à la charge de l'Etat français, à Taïwan dans le cadre de la restitution de commissions versées en marge de la vente de six frégates militaires à ce pays en 1991. AP

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