Pour rétablir ses finances, Paris table sur une sortie de crise rapide et forte.
Ce qui n'est pas le scénario des économistes, dont le consensus mise sur une croissance de 1,6 % en 2011.
Il est loin d'être acquis que les mesures annoncées la semaine dernière par Nicolas Sarkozy pour réduire les déficits
suffisent à rassurer Bruxelles.
Mi-mars, la Commission européenne avait sévèrement mis en doute l'objectif du gouvernement français de ramener son déficit public à 3 % du PIB en 2013 figurant dans son programme de stabilité.
Elle avait alors donné jusqu'au 2 juin à Paris pour connaître les mesures concrètes de réduction de dépenses mises en oeuvre pour y parvenir. « Le discours du chef de l'Etat et le relevé de conclusions de la deuxième conférence sur le déficit apportent la réponse », explique-ton à Bercy. Règles constitutionnelles, suppression à venir de 100.000 postes de fonctionnaires, progression limitée des dépenses d'assurance-maladie, etc. font partie de l'arsenal annoncé par la France
Regain d'inflation
Mais, pour rétablir ses finances, Paris table avant tout sur une sortie de crise rapide et forte : après une progression de 1,4 % du PIB attendue cette année, une croissance de 2,5 % est anticipée de 2011 à 2013.
« Même ambitieux, notre objectif pour 2011 est tout à fait plausible », indique-t-on dans l'entourage de la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, en mettant en avant l'effet favorable de la baisse de l'euro. L'Allemagne, elle, ne table pourtant que sur 2 % de croissance par an. « Mais nous avons une croissance potentielle un peu supérieure pour des raisons démographiques », souligne un conseiller.
Les économistes sont peu nombreux à croire au scénario français, comme en témoigne le dernier Consensus Forecast, qui actualise chaque mois les prévisions d'une vingtaine d'entre eux. Réalisé à partir de données collectées avant la publication par l'Insee d'une croissance quasi nulle (+ 0,1 %) au premier trimestre, le panel table en moyenne sur une hausse du PIB de 1,5 % en 2010 et de 1,6 % « seulement » en 2011. Cette performance serait supérieure à celle de la zone euro cette année (+ 1,1 %) mais quasi identique l'année suivante (+ 1,5 %).
Tous s'interrogent sur l'impact des plans de rigueur qui se mettent en place en Europe.
« Ils vont durablement amputer le potentiel de croissance en pesant sur la demande intérieure de nombreux partenaires commerciaux », poursuit Jean-Christophe Caffet. Optimiste jusqu'en 2011, Goldman Sachs s'interroge d'ailleurs sur les années suivantes. « Si Paris décide d'augmenter les impôts pour tenir ses objectifs de déficit, cela fera peser un risque élevé sur la croissance », met en garde Natacha Valla.
« Ils vont durablement amputer le potentiel de croissance en pesant sur la demande intérieure de nombreux partenaires commerciaux », poursuit Jean-Christophe Caffet. Optimiste jusqu'en 2011, Goldman Sachs s'interroge d'ailleurs sur les années suivantes. « Si Paris décide d'augmenter les impôts pour tenir ses objectifs de déficit, cela fera peser un risque élevé sur la croissance », met en garde Natacha Valla.
Dans leur rapport sur les finances publiques, Jean-Philippe Cotis et Paul Champsaur retiennent un scénario intermédiaire selon lequel la France « ne récupérerait qu'en partie le terrain perdu pendant la crise », avec une croissance de 2 % par an, à compter de 2011. Initialement, la France avait indiqué dans son programme de stabilité que dans l'hypothèse d'une croissance limitée à 2,25 % entre 2011 et 2013, le retour du déficit à 3 % de PIB serait reporté à 2014.
Mais, depuis, Nicolas Sarkozy et François Fillon se sont engagés à tenir
scrupuleusement les objectifs de baisse du déficit.
Et ils se sont engagés à montrer l'exemple ! ils vont se déplacer par des moyens " normaux"
Plus de réunion UMP mensuelle à l'Elysée?..
Nous pouvons toujours rêver !

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