dimanche 18 avril 2010
Les redoutées cendres volcaniques au coeur d'une étude
Elles sont responsables d'un chaos indescriptible dans le ciel et ont provoqué pour la seule journée de samedi l'annulation de 17 000 vols en Europe. Les poussières volcaniques émises par le volcan islandais entré en éruption vont faire l'objet d'une étude menée au niveau européen pour mieux connaître leur impact sur les moteurs d'avions. «Il y a une opération d'étude au niveau européen sur l'amélioration de la connaissance du rapport entre la diffusion des particules, leur densité et les capacités des moteurs» d'avion, a précisé M. Borloo. La plupart des aéroports du nord de l'Europe ont été fermés par précaution car les cendres crachées par les volcans peuvent endommager les moteurs d'avions et réduire à néant la visibilité des pilotes.
L'histoire aéronautique n'est pas riche en étude dans le domaine des cendres volcaniques. Des incidents ont
été rapportés mais ils ne sont pas légion. On cite ainsi l'incident de la British Airways en 1982 qui en traversant un nuage de cendres au-dessus de l'Indonésie avait fait une chute de plusieurs milliers de pieds avant de toucher une nappe d'air non polluée, ce qui avait pu permettre à ses moteurs de redémarrer. Autre exemple celui d'un Boeing 747 de la compagnie néerlandaise KLM qui, en décembre 1989, avait perdu 4 000 mètres d'altitude après être passé à travers les cendres projetées par le volcan Redoubt, en Alaska, qui avaient provoqué l'arrêt de ses quatre réacteurs. L'avion avait réussi à les faire redémarrer.
Depuis rien à se mettre sous la dent mais tous les pilotes craignent les poussières volcaniques. Une porte-parole du secrétaire d'Etat aux Transports a précisé que l'étude comporterait des «tests en vol» et se ferait «avec l'appui de la Commission européenne».
«Nous sommes face à quelque chose qui est assez peu maîtrisé et nous regardons, avec mes collègues européens, (...) comment on peut éventuellement fonctionner», comment faire la part entre principe de précaution et capacité de vol, a expliqué Jean-Louis Borloo, tout en soulignant qu'il ne s'agissait pas d'«une polémique». «Si tout ceci devait évoluer, ce serait dans des conditions de sécurité absolument totales», a dit Jean-Louis Borloo.
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