Nicolas Sarkozy ressort son grand discours sur la sécurité en Seine-Saint-Denis
Lutte contre les trafics, actions dans les halls d'immeubles, allocations familiales suspendues en cas d'absentéisme... le chef de l'Etat a sorti le grand jeu lors d'une visite à Tremblay-en-France et à Bobigny.
Nicolas Sarkozy s'est offert, mardi 20 avril, une tournée en Seine-Saint-Denis pour réaffirmer son engagement dans la lutte contre l'insécurité. Lors d'une visite surprise aux dépôts de bus vandalisés sur fonds d'affaires de stupéfiants, le chef de l'Etat a a assuré avoir "décidé avec le nouveau préfet Christian Lambert", qui se trouvait à ses côtés, "une action en profondeur" à Tremblay et Sevran (Seine-Saint-Denis) pour "lutter contre les trafics et les trafiquants". "La République ne reculera pas d'un millimètre", a promis le président.
Il l'avait déjà affirmé lorsqu'il était ministre de l'intérieur !!!
"Les petites crapules ne feront pas la loi", promet Hortefeux
Une liaison directe avec la police dans chaque bus
"Tous les jours, il y aura des actions de police contre les trafics et les trafiquants. Vos lignes de bus seront sécurisées" et "il y aura dans chaque bus une liaison directe avec la police, de façon à pouvoir localiser le bus pour ne pas perdre de temps", a-t-il détaillé.
Suspension des allocations familiales
A l'occasion de la prise de fonction du préfet Christian Lambert, pendant un discours à Bobigny sur la sécurité, le président Nicolas Sarkozy a annoncé que les allocations familiales seraient "systématiquement" suspendues en cas d'"absentéisme scolaire injustifié". "Désormais, la décision de suspendre les allocations familiales en cas d'absentéisme scolaire injustifié et répétitif d'un élève devra avoir un caractère systématique", a déclaré Nicolas Sarkozy. Un projet de loi sera déposé à l'Assemblée nationale "dès la semaine prochaine pour aller dans ce sens", a ajouté le chef de l'Etat.
Par ailleurs, il a affirmé que la police interviendrait "sans restriction" dans les halls d'immeubles des cités sensibles de Seine-Saint-Denis, lors d'un discours à Bobigny sur la sécurité, à l'occasion de la prise de fonction du préfet Christian Lambert. "Aucune commune, aucun quartier, aucun hall d'immeuble de Seine-Saint-Denis n'échappera à l'autorité de la loi", a déclaré Nicolas Sarkozy. "Je tiens à ce que les forces de police interviennent sans restriction, aussi souvent que nécessaire et marquent leur autorité dans les halls d'immeuble des cités touchées par la délinquance", a poursuivi le chef de l'Etat, demandant au préfet "d'y veiller personnellement".
Le chef de l'Etat était accompagné par le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux et le directeur général de la police nationale (DGPN), Frédéric Péchenard.
Et pour bien affirmer son traditionnel " coup de menton ".... la préfecture de Seine Saint- Denis ......
à été fermée ..trois jours ! ! pour sa visite "surprise" ? c'est cela aussi Monsieur, la honte ....

Nicolas Sarkozy contre le trafic de drogue ?
RépondreSupprimerAujourd'hui, mardi 20 avril 2010, Nicolas Sarkozy a encore entonné son discours sécuritaire lors de son déplacement dans la banlieue parisienne à Tremblay-en-France (Seine Saint Denis - 93) . Nicolas Sarkozy a ressorti son dossier fétiche: l’insécurité. Et versé dans les déclarations chocs, en annonçant la suspension des allocations familiales en cas d’«absentéisme scolaire injustifié» et en prévenant que la police interviendra «sans restriction» dans les halls des cités sensibles du département, ainsi que de "harceler les délinquants" et d'"éradiquer les trafics".
Il ne s'agit pas pour moi de faire de l'angélisme mal placée, en niant la violence et les trafics de drogues qui existent dans les villes et les banlieues. Mais il est étonnant de prétendre vouloir combattre les trafiquants et les dealers de drogue de nos banlieue sans agir au racine du problème . Pourquoi, la France et Union Européenne ne soutiennent pas activement une politique anti-drogue en Afganistan comme le demande, le directeur de la lutte anti-drogue russe Viktor Ivanov.
« L’UE est le marché de l’héroïne le plus important du monde », a lâché l’eurodéputé italien Pino Arlacchi, rapporteur sur l’Afghanistan au Parlement européen. Et d’où vient cette drogue ? D’un pays où les membres de l’Union européenne déploient actuellement quelques 30 000 soldats ! En effet, plus de 500 tonnes d’héroïne afghane passent chaque année les frontières des 27 pour finir dans les veines de 3 millions d’Européens. Alors on aurait pu s’attendre, devant un tel problème sanitaire et de sécurité que l’Union européenne ait un plan d’action. Eh bien non. Pourtant, nos soldats sont officiellement en Afghanistan pour lutter contre le terrorisme, ce dernier étant essentiellement financé par l’argent de la drogue.
Au delà du jeu médiatique français, Nicolas Sarkozy devrait s'engagé dans la guerre à la drogue en soutenant les initiatives du directeur de la lutte anti-drogue russe Viktor Ivanov afin de couper l'herbe sous le pied des divers trafiquants.
Pour en savoir plus : http://solidariteetprogres.org/article6524.html
le blog de David C.
david.cabas.over-blog.fr