mardi 27 avril 2010

Karachi: "Sarkozy ne pouvait pas ne pas être au courant", selon Benoît Hamon



  Benoît Hamon, a estimé mardi, à propos du dossier de l'attentat de Karachi, que Nicolas Sarkozy ne pouvait pas ne pas être au courant du versement en 1995 de commissions à des intermédiaires pour la vente de sous-marins au Pakistan.





Interrogé sur TV5Monde, il a rappelé que le président de la République était ministre du Budget à l'époque.
"Les commissions, j'imagine que, dans le cadre de marchés comme cela, dès lors qu'elles sont versées à des intermédiaires pour faciliterl'obtention de contrats, le ministre du Budget ne peut pas ne pas être au courant", a-t-il déclaré.
Le juge chargé de l'enquête sur l'attentat de Karachi (Pakistan) qui fit 14 morts dont 11 salariés de la Direction des Constructions navales le 8 mai 2002 s'interroge sur d'éventuelles représailles pakistanaises après l'arrêt des versements de commissions attachées à ce contrat.
L'hypothèse de rétro-commissions qui auraient en partie financé la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995 est également évoquée. L'ancien Premier ministre a fermement contesté mardi cette version des faits.
"L'ancien Premier ministre n'a pas convaincu grand monde", a estimé Benoît Hamon, évoquant "une affaire très grave".
"Pour que la justice en sache davantage, le juge Marc Trévidic demande à ce que les documents dont il a besoin soient déclassifiés. Pour l'instant, la déclassification n'a été que partielle et n'a pas permis de faire la lumière", a rappelé le porte-parole du PS.
"Le président de la République dit que le financement illégal de la campagne d'Edouard Balladur sous la forme de versements liquides liés à la vente des sous-marins est une fable. La meilleur manière, sinon la seule façon qu'il a de le démontrer et de faire la lumière sur l'assassinat de onze de nos compatriotes, c'est de déclassifier", a-t-il conclu.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire