"Ce qui me trouble le plus, c'est qu'il s'agisse de grosses coupures, alors que je n'en voyais quasiment jamais passer", a ajouté René Galy-Dejean, indiquant que les collectes lors des meetings représentaient une "source de financement non négligeable". "Mais, c'est l'argent des militants et des sympathisants, donc presque toujours des petites coupures, comme des billets de 10, 20 voire 50 francs, et jamais des billets neufs. Non, vraiment, je ne comprends pas", a-t-il ajouté.
Demande de levée du secret d'état
Pierre Moscovici (PS) a estimé sur France 2 qu'Edouard Balladur devait "s'expliquer et donner une réponse". Selon le député socialiste du Doubs, le gouvernement doit également "déclassifier les documents qui permettent de savoir ce qui s'est passé, puisque ce sont des commissions officielles".Pierre Moscovici a jugé que le chef de l'Etat était concerné par cette affaire. "Donc, il faut que les pouvoirs publics, à commencer par le président de la République, le ministre de la Défense, s'expliquent sur ce qui s'est passé".
Le PS appelle ce lundi "solennellement" le ministre de la Défense Hervé Morin a "déclassifier" les documents réclamés par la justice. "Si, comme le président de la République l'affirme, cette affaire n'est qu'une fable et si, comme M. Balladur l'affirme, ces accusations sont infondées, il y a une manière très simple de faire la transparence sur ce sujet : nous demandons solennellement au ministre de la Défense de déclassifier les documents que réclame le juge Marc Trevidic sur les attentats de Karachi", a affirmé le porte-Parole du PS, Benoît Hamon, lors du point de presse du parti.
Selon lui, "si le gouvernement veut démontrer qu'il n'y a pas eu de financement illégal de la campagne d'Edouard Balladur, qu'il fasse toute la transparence sur les documents dont la justice demande la déclassification" et qu'"elle n'a pas obtenue", ajoute-t-il.
"La balle est dans le camp du gouvernement et du président de la République. Sur ce sujet nous demandons des explications beaucoup plus claires" de leur part, a insisté Benoit Hamon.


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